jeudi 6 août 2020

Réouverture du Pas du Dino

Bonjour à toutes et à tous,

Le Grand Site Sainte Victoire vient de nous informer de la possibilité de rouvrir le décollage du Pas du Dinosaure.
Le couple du Baou de Roux a donné naissance cette année à deux jeunes aiglonnes dont l'une a été retrouvée morte pour une raison inconnue.
L'autre a pris son envol fin juin, mais elle est néanmoins restée cantonnée sur site jusqu'à début août.
Apparemment elle ne réside plus au domicile conjugal 😎, donc possibilité pour nous de transiter devant l'aire de reproduction sans risque de dérangement.

Nicolas TOMEI l'ornithologue du Grand Site nous demande cependant de, je cite :

me faire part de vos observations lors de vos sorties, si vous constatez la présence du jeune et d’éventuels signes de dérangement, ces données me seront bien utiles pour optimiser, de la manière la plus juste possible, la gestion de ce site.

 Nous comptons sur vous pour nous faire remonter ces informations.


Quelques petites précisions concernant ce décollage, notamment pour les nouveaux et les pilotes avec peu d'expérience.
Tout d'abord, ce décollage est très étroit avec un état du sol assez irrégulier, on ne peut y étaler qu'une aile et les stabilos sont à ras les kékés ...😔

Si les conditions sont molles, il vaut mieux monter à l'Escalette car il y a de fortes chances de finir posé au Pas de Tir (grand champ à l'extrémité du parking de Roques -Hautes).

Avec des conditions correctes il n'est pas évident non plus à 100% de raccrocher les Costes Chaudes, il faut pouvoir rester en soaring sur les mamelons du Baou de Roux et prendre un gain d'au moins 20 à 30 m au dessus avant de se ruer sur les Costes Chaudes .
Si on peut choper un thermique au passage, ça ne sera que mieux ...

Bref, il faut savoir que ce n'est pas gagné d'avance !

Dernière chose, si ça ne le fait pas, et que vous êtes encore assez haut pour rejoindre l'atterro officiel, n'attendez pas d'être trop bas ...😟
Si vous êtes trop bas, il ne vous restera plus qu'à atterrir au Champ de Tir.😢
Cet espace a été débroussaillé et déminé (si si, n'oublions pas que c'est un ancien Pas de Tir de l'Armée de Terre !).
Par contre pour remonter au parking du Bouquet ou de l'Anchois, je vous déconseille fortement d'emprunter l'ancien petit chemin qui mène au déco du Dino, premièrement parce qu'il doit être complètement couvert de broussailles, et secondement parce qu'il y a quantité de munitions non explosées dans ce secteur ...

Bon, ben voila, après de telles réjouissances, la vraie question à se poser est :
" Ne vaut il pas mieux  marcher 1/4 d'heure de plus pour être sûr d'assurer le coup, plutôt que de se retrouver posé au Champ de Tir au bout de 10 minutes de vol, avec la galère du retour en prime ???"
Zat is ze question ...😃

J'en sens déjà certains qui seront très joueurs ...

Bons vols à tous avec prudence et sagesse.

Loïc pour le CD PSV.

mercredi 22 juillet 2020


Vol bivouac Sainte Victoire-Pointe Percée (avec un peu de stop quand nécessaire)




Toutes les photos : photos

Mardi Jour 1 : Sainte-Victoire – Lubéron 40km

Après les aventures en haute altitude de l’an dernier, on s’est débrouillé avec Jocelin pour rester un peu libre au mois de juillet pour partir en vol bivouac depuis la Sainte en attendant un bon créneau d’au moins 3-4 jours de beau temps annoncé sur les Alpes.
Finalement le créneau va arriver plus tôt que prévu. A partir du lundi 22 juin la météo annonce un très bel anticyclone pour 4-5 jours avec un léger flux de S/SO dans la région, couplé à une bonne instabilité, sans doute la conséquence du vent de nord qui a soufflé les jours précédents à toutes les altitudes.
On arrive à s’organiser pour pouvoir se libérer à partir de mardi tandis que certains pilotes partent le lundi avec plus ou moins le même projet. Jean-Luc posera à Castellane ce jour-là.
Le mardi il y a encore du beau monde au pic des Mouches, ça fait plaisir de retrouver tous les copains.
L’objectif est d’aller le plus loin possible vers le Nord avec un secret espoir d’atteindre la Suisse et avec une contrainte : être de retour à Marseille le dimanche avant 20h pour aller voter. On se met d’accord avec Jocelin pour essayer de voler ensemble le plus possible. Dès le décollage je pars à droite, Jocelin à gauche, ce n’est pas gagné pour le vol de groupe 😊
On met un petit peu de temps à s’extraire mais on arrive finalement à monter à 2200m au-dessus de la Sainte. Le ciel est très clair et de cette altitude on distingue Marseille, le stade Vélodrome, la Méditerranée et les iles du Frioul…
La première journée sera un peu décevante pour nous même si certains tirent très bien leur épingle du jeu puisque Pascal pose à Gap. Pour nous ce sera de part et d’autre du Lubéron (bien Joué Seb pour le point bas à Grambois ! 😉). On ne se laisse abattre et on fait du stop jusqu’à la vallée de la Méouge pour un bivouac 5 étoiles au bord de la rivière.


Mercredi, jour 2 : Laragne – Grenoble 93km

Le lendemain, montée à Laragne en stop. Jocelin est très impatient de se mettre l’air (ce sera une constante du voyage, nous y reviendront…) et nous décollons vers 12h30 hors cycle. Je me bats au-dessus de l’atterro de secours tandis que Jocelin jette l’éponge et va s’y poser pour retenter sa chance le temps de trouver une voiture pour remonter. De mon côté j’arrive finalement à m’extraire et commence le cheminement « classique » plein nord avec un premier plafond à 2000.Je fais 2400 sur Orpierre et chemine au nuage jusqu’au rocher de Beaumont puis Sigottier, j’arrive un peu bas sur le sommet d’Aiguille/Pierre grosse qui marque la frontière avec la Drôme où je me fais catapulter à 2800! A ce moment-là, le cheminement classique est de viser Aspres, mais derrière, le Devoluy est déjà très chargé avec des congestus et la météo annonce des orages tôt dans l’après-midi. J’ai alors le choix entre continuer plein Nord vers le Jocou ou bifurquer vers le Diois et le Sud Vercors. Je n’ai jamais survolé le Diois et ça me tente bien de découvrir ces coins-là, alors je mets le cap sur Glandasse.
Je fais un point bas au-dessus de Lesches-en-Diois. Je ne trouve rien au-dessus de la crête et suis obligé de me laisser glisser peu à peu en vallée pour me rapprocher de la civilisation en cas de pose, car le coin est vraiment très désert. C’est là qu’un énorme thermique un poil violent me tire par les bretelles pour me propulser rapidement à 3000m où je rejoins 2 planeurs qui croisent dans le secteur. D’ici on distingue bien toute la vallée de la Drôme avec le sommet caractéristique des 3 becs vers l’Ouest et le Vercors (Glandasse, cirque d’Archiane…) qui commence lui aussi à être recouvert de congestus bien joufflus. J’en profite pour passer un coup de fil à Jocelin qui ne répond plus en radio. Il a redécollé de Laragne mais a posé du côté de Serres. On se donne comme objectif de se retrouver à Grenoble. Je reprends alors un cap plein Nord en direction du Mont Aiguille. Le survol partiel des hauts plateaux et du Mont Aiguille est magnifique. Je me dis que si Jocelin avait été là, on aurait presque pu envisager de poser et de bivouaquer sur le Mont Aiguille pour en redécoller le lendemain, mais c’est oublier un peu vite que la zone est interdite de survol à moins de 300m/sol…
Je refais un plein à 3000 au-dessus de Chichilianne et décide de m’éloigner vers l’Est car les nuages sont de plus en plus menaçants du côté du grand Veymont. Légèrement à l’Est, le plafond est bien plus bas et j’arrive au-dessus des nuages. Comme dans un rêve, je surfe le dessus du nuage pendant une minute puis plonge dans une petite trouée où j’aperçois de la verdure et un petit village, complétement hypnotique ! Je m’appuie à présent sur les avant-reliefs Est du Vercors (Serpaton) et avance tranquillement vers Grenoble que je distingue maintenant nettement. Je me laisse glisser doucement vers Vif en étant contré par la brise qui arrive de Grenoble est qui est de plus en plus sensible au fur à mesure de la descente. J’arrive à grapiller quelques kilomètres en m’abritant derrière un petit relief qui me protège de la brise et me permets de dépasser Vif et de poser pas loin d’un rond-point avec un gros sourire aux lèvres… Ravitaillement et retrouvailles avec Jocelin à Grenoble puis direction le col du coq, au pied de la dent de Crolles pour y bivouaquer et tenter un départ le lendemain depuis le sommet de la dent. On se couche tandis qu’au loin sur Belledonne la lumière du soleil couchant éclaire un énorme cunimb en train de se dégonfler, belle ambiance.

Jeudi, jour 3 : Dent de Crolles – Lac d’Annecy 67km

Levé tranquille réveillé par un troupeau de mouton gardé par deux patous étonnement gentils et accueillants. On enchaine par une petite montée revigorante pour atteindre le sommet de la dent de Crolles (2062m), où l’on retrouve deux mamies rigolotes avec qui on tape la discut’. La météo annonce pour le lendemain du vent fort en bordure Ouest des Alpes mais qui se calme en entrant au cœur du massif. On se dit qu’en se rapprochant le plus possible de Chamonix on a peut-être une chance de passer en Suisse et d’éviter le vent fort. Du coup on pense à un cheminement par Belledonne plutôt que par les Bauges. La transition pour passer sur Belledonne se fait en générale en milieu d’aprem du coup on est en avance sur le timing si c’est par là qu’on veut passer. Plusieurs pilotes du coin décollent. Jocelin est chaud bouillant pour décoller, il a peur que tout passe à l’ombre. Moi je me dis qu’on n’est pas pressés pour transiter sur Belledonne et je continue de tchatcher avec les deux mamies. Au bout d’un moment je rejoins Jocelin qui a fini par prendre la décision de décoller et je commence à préparer le matos pendant qu’il se met en l’air. Il décolle dans le bon cycle et va jouer au-dessus du nuage pour une petite session « Spectre de Broken ». De mon côté, le temps que je me prépare, tout est passé à l’ombre et n’y a plus un pet d’air pour décoller… La morale de l’histoire : quand c’est bon pour décoller, il ne faut pas attendre que ça change… Au bout d’un quart d’heure d’attente, il n’y a toujours pas d’air pour décoller en face Sud, je remonte tout en haut de la dent, et je finis par décoller avec un bon dos voile « à l’ancienne » en me jetant dans la face Sud dès que j’ai un peu d’altitude.

Avec tout ça Jocelin est loin devant avec un petit groupe de pilote qui file plein Nord en direction du Granier. Si tous les locaux font ça, c’est que ça doit être le bon plan du jour. On abandonne l’idée de passer par Belledonne et on remonte le deuxième étage des faces Est de la Chartreuse. C’est la première fois pour moi et j’en prends plein les yeux : la succession de petit cirques sculptés dans le calcaire est magnifique.
On arrive au Granier après être passés sur les face Ouest, le plafond, 2300, n’est pas énorme pour tenter la transition sur les Bauges, mais tout le monde y va et c’est notre direction, alors on suit le troupeau ! Arrivés de l’autre côté, commence un beau combat de 45 minutes les pieds dans les arbres pour réussir à se refaire graduellement jusqu’au Pic de la Sauge. On s’en sort mais on y laisse pas mal d’énergie… Ça valait quand même le coup de se battre : en récompense une magnifique traversée des Bauges : pointe de la Gallopaz, mont Colombier, Trélod. Petite erreur stratégique à ce moment-là, il aurait mieux valu passer par le Roc des Bœufs. Car la transition au Sud du lac d’Annecy nous sera fatale. On arrive trop bas sous le col de la Forclaz, la brise est parallèle au relief, impossible de se refaire, on doit se résoudre à aller poser à Doussard. On fête quand même ce joli vol avec une baignade dans le lac d’Annecy et on rejoint un copain qui habite au Grand Bornand et qui peut nous héberger.


Vendredi, jour 4 : Grand Bornand – Col de la Colombière  7 km

Les prévisions pour le vendredi ne sont pas gégé : Météo-parapente annonce une dégradation pluvieuse et des plafonds qui s’écroulent à partir de 13h et pour toute l’après-midi, météo France annonce un risque d’orage et de la grisaille pour toute l’après-midi, météo-Chamonix.com idem, seule météo-Chamonix.org (notez bien la nuance, c’est important !) est plus précise et optimiste en parlant d’un ciel pluvieux mais qui se dégage complètement à partir de 16h. On monte donc au Mont Lachat sans trop savoir à quelle sauce on va se faire manger. A 11h quelques pilotes décollent pour un vol en local dans un ciel qui se voile rapidement. A midi le ciel est gris, et à midi et demi on se prend la pluie. On patiente alors à l’abris. Jocelin, comme à son habitude, a très envie de se mettre en l’air, au moins pour avancer un peu. Moi je me dis qu’on n’est pas pressés et que l’on peut attendre jusqu’à 16h que ce soit volable. A 14h30 Jocelin n’en peut plus d’attendre, et décide de décoller pile poil au moment où une deuxième averse (non orageuse) nous arrive dessus. Il fera la moitié de sa fléchette sous la pluie mais sans autre désagrément. A 15h l’averse redouble d’intensité et l’ensemble de massif est plongé dans la grisaille. Et à 16h pétante, ô miracle de météo-chamonix.org, le ciel se dégage entièrement et toutes les crêtes alentour apparaissent. Je me mets en l’air sous un grand ciel bleu, ça tient en dynamique sur le Lachat, je vais prospecter sur le roc des Arces, ne trouve rien et reviens sur le Lachat. Je me refais sur le Lachat et rebelotte je pars prospecter devant, en allant un peu plus loin ce coup-ci. Grave erreur ! Je ne trouve rien et je reviens trop bas pour me refaire sur le Lachat. Je suis obligé de me laisser glisser en direction du col de la Colombière. Le temps de plier l’aile, un joli cumulus chapeaute le Mont Lachat et un autre apparait à 3000m sur la dent percée… il aurait fallu attendre encore 30 minutes… La morale de l’histoire : météo-chamonix.org, c’est du précis et garder en tête qu’en juin les journées sont longues et qu’on peut encore faire de belles choses entre 17 à 19h, à condition d’être patient… Pendant tout ce temps Jocelin a trouvé un petit spot à waga pour faire sécher son aile et s’est régalé à jouer dans le vent au ras du sol. La météo pour le lendemain annonce du vent trop fort pour espérer faire quelque chose de manière sereine, on décide donc d’en rester là pour cette fois. Petit passage par Mieussy pour acheter du fromage et se faire héberger, retour en stop jusqu’à Grenoble le samedi avec une petite fiesta à la clé et retour en stop jusqu’à Marseille avec des personnages haut en couleur tout le long de la route.

Tristan


samedi 27 juin 2020

Qu'est ce qu'elle fout la Old?

Qu'est ce qu'elle fout, la Old?
Et bien; elle essaie de réinsérer des cochonnets. On a pris en stage 2 jeunes (on n'a mis que les vrais prénoms pour bien vous les situer). Totalement déscolarisé, le confinement n'a pas arrangé notre gars Bruno. Il se baladait sur les mâts de la balise de la Sainte pour faire lui-même girouette. L'autre, Philippe, excite les puces chez ST. On va les sauver mais pour les andouillettes, c'est foutu: ils n'aiment pas. Ils boivent juste ce qu'il faut, pas plus. C'est un peu désolant, mais " # vive les soignants", on est là aussi pour réanimer la France Parapentiste. On les a amenés à la Montagne de Boules par Tercier au dessus de Digne, près du Cheval Blanc et le sommet de Grand Croix juste à côté mais par Thorame Basse et Lavallette. 1200m de dénivelée et de vol dans les 2 cas. Magnifique et Tranquille.... même si vent de travers au déco.
C'est là:

https://youtu.be/FnYi1tBjIBY

© Copyright 2020 - Tous droits réservés Pierre Teurnier

dimanche 21 juin 2020

Stages SIV

Bonjour à toutes et à tous,
Voici les stages SIV proposés par le Club :

SIV Flyéo - 2 places - 5 et 6 septembre à Doussard 74- 255€ les 2 jours
SIV Imagin’air- 8 places- 3 et 4 octobre à Roquebrune 06- 185€ les 2 jours
Infos et inscriptions : valoutche06@gmail.com
 
Bon vols ...

dimanche 7 juin 2020

Maintenance à l'Escalette

Hier samedi, profitant d’une journée annoncée un peu nord-ouest, on est monté à l’Escalette  - Loïc, Phiphi, Eric , ses deux garçons Léo et Adrien et moi-même... pour réinstaller un autre panneau d’information sur le déco ( les intempéries ayant eu raison  de l’ancien) et réparer le filet du décollage qui commence à être pas mal abîmé. On était bien chargés. (Panneau, eau, ciment, outils…) et il faisait chaud! Mais maintenant  vous avez un beau  panneau  tout neuf et bien  accroché  dans le  mur de pierres. Quant aux trous dans le filet. Ils ont été   partiellement  réparés ( vous les verrez grâce au magnifique cordage orange ….) On n’a pas fini car notre matériel était un peu préhistorique….  Bref, on a passé  un bel après-midi. Maintenant vous ferez attention, le mieux est de retirer vos chaussures avant de décoller… 



















































Quelques pilotes sont arrivés pour voler vers 17h , merci à Sébastien  pour son aide. Ils ont fait un joli vol  car les conditions n’étaient pas si mal  que ça  pendant que nous descendions à l’atterro réparer la manche à air qui avait souffert du dernier débroussaillage. Maintenant elle est plus haute et on la voit  vraiment  bien.
Merci à tous!
Bons vols en sécurité!

Le CD du club

lundi 1 juin 2020

Secours en Hélico ...

Bonjour à toutes et à tous,

Suite à l'accident de la semaine dernière et celui d'aujourd'hui,




 un petit rappel de la conduite à tenir en cas de secours hélico ...

Bonsoir
Je me suis entretenue au téléphone avec Philippe Delquier qui est le
chef du Grimp 13. Ont également été contactés les pilotes du Dragon et l'équipe Grimp de la caserne d'Aix en Provence.
Nous avons parlé des règles à respecter en présence d'un hélicoptère
sur Sainte Victoire.
Comme j'ai tenté de l'expliquer le jour de l'accident de Michel, la
préconisation est que toutes les voiles soient posées au plus tôt en cas
d'accident en attendant l'hélicoptère.
 Les voiles doivent être rangées dans leur sac pour éviter tout gonflage avec le souffle généré par les pales de l'hélicoptère.

La règle des distances de 400 ou 500m (cf flyer trouvé sur le WhatsApp
PSV ) n'est pas applicable dans la configuration de la Sainte Victoire car
un hélicoptère qui vient secourir une personne va faire des noriats
(allers - retours) entre une drop zone (zone d'atterrissage = les oliviers
ou le chinois) et le lieu de l'accident.
Son évolution n'est donc pas en forme de cylindre.
L'hélicoptère peut aussi avoir besoin de faire une recherche de victime et sillonner le long de la paroi, et ce sur l'ensemble du massif de la Sainte Victoire.
Il peut avoir besoin de s'éloigner quelques minutes de la zone de secours et rester en statique plus loin sur la crête le temps que l'équipe Grimp conditionne la victime par exemple.
Il se peut aussi, sur des cas de victimes graves ou complexes, que la
prise en charge sur les lieux de l'accident prenne plusieurs heures.
Durant ce laps de temps les parapentistes en l'air ne pourront pas se
poser car ils risqueraient de traverser la zone d’ évolution de
l'hélicoptère.
Les pilotes d'hélicoptères doivent se concentrer sur l'équipe de secours
et ont énormément de paramètres à gérer.
Devoir en plus surveiller des voiles en l'air leur donne encore plus de stress.

Le temps est précieux lors d'une intervention de secours qui mobilise
dans ce type d'accident une quinzaine de personnes spécialisées.
Le Grimp et la base aérienne des hélicoptères préconisent que toutes
les voiles soient posées à leur arrivée. Les voiles doivent êtres
neutralisées au sol pour éviter tout sur accident à l'approche de
l'hélicoptère et de son souffle.
Ces préconisations sont une question de bon sens.
 Elles sont appliquées sur tous les sites de parapente de France...
Sainte Victoire est inaccessible par la route et sera toujours dans une configuration avec un hélicoptère lors d'un secours.

Camille GRESSET pour le club PSV.

vendredi 22 mai 2020

Retour à la réalité ...

Enfin !!! Prisonnier, attaché ....

Retour sur un petit truc à la con et qui aurait pu mal tourner ...
Si ce récit peut éviter de futurs accidents, ce sera toujours bon à prendre ...

Hier donc, à l'Escalette, j'inaugure une petite paire de gants d'été super tactiles qu'on m'avait offerts à la Noël ...


Jusque là, rien de méchant ...

Je me prépare à décoller, prégonflage, montée de voile, contrôle tempo, je me retourne, et là je me retrouve prisonnier, attaché .... j'ai les mains liées comme si j'avais un tour de freins.
Par réflexe, j'écarte les mains violemment en lâchant les commandes et là je me retrouve enfin libéré, délivré ... pour pouvoir à nouveau reprendre les commandes!

Mais que c'est il donc passé ?

Et bien c'est ce petit mousqueton de liaison resté sur un des gants qui s'est coincé dans une suspente de l'élévateur inférieur ??? (laquelle, je ne sais pas ???) une chance sur un milliard que ça arrive, et pourtant ...


Bon, par bonheur, ledit mousqueton était en plastique et il a cédé sous la pression, mais si il avait été en fer ....

Voila, on en tire la leçon ...

Allez soyez prudents !

Loïc

Informations Club