Et bien les rares membres du club qui visionnent nos films sur ce site constatent que nous ne chômons pas parapentiquement parlant! Ils ont bien perçu, le nez en l'air que nous bénéficions depuis le début de l'année d'un anticyclone en béton. Je crois n'avoir jamais vu ça...
Tous les week-end en goguette! Après la Gardiole de l'Alp (2800m), le Teillon (1900m) , le Palastre (2200m), voici le Pic Queyrel (2435m) au dessus de la station de Chaillol dans le Champsaur. Ce sommet est original car il peut se gravir par un GR débonnaire par le col de Viallet (2240m):
La montée y est jalonnée par des concrétions magnifiques:
Et même une double arche rare:
mais aussi par une série de vires assez raides dans une sorte de canyon vertical infranchissable:
mais qui a un point de faiblesse que vous voyez sur cette photo. Et nous, on adore les points de faiblesse!
Les garçons dans le vent (à peu près nul, le vent) à savoir Cyril, Hervé, Bruno et votre serviteur attaquent héroïquement cette faiblesse pleine de périls, puisque "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" sans bayer au Corneille. (celui-là je l'ai peaufiné en 1 heure).
Après 3h30 de montée, on arrive à la fin des vires pour nous retrouver au dessus du col du Viallet et apprécier notre beau déco: tout de même un peu raide ce qui nous sera utile car vent à peu près nul, et même léger arrière:
Le reste est dans le film de Cyril: Vous verrez au début Hervé qui a du mal à prendre le rythme endiablé de notre montée. On croirait un ours qui cherche une tanière pour hiberner! Mais un bon nounours!
Le 20/08/21, en compagnie de Seb, première ascension du Dôme pour nous et notre premier 4000 également.
Départ du refuge des Ecrins à 4h00.
Sommet du Dôme a 7h00
Retour au Pré de Mme Carle à 7h55
Un levé de soleil de folie, des conditions de vent pas idéales, plein travers (ouest) mais suffisamment faible pour un dos voile entre deux molles. Une belle régalade jusqu'en bas, dans un décors somptueux, accentuée par le plaisir de redescendre sans efforts!
Elle essaie d'animer ce blog qui somnole sous la soudaine chaleur estivale... Même si l'animation est un peu toujours la même....
Il y a 15 jours environ, on s'est dit: pourquoi pas le Chiran (1905m). Cette jolie montagne fait le pendant avec le Mourre de Chanier de l'autre côté d'un col naturel qui se nomme "le portail de Blieux". Blieux étant le charmant petit hameau près duquel nous atterrirons (963m) côté Nord. Nous avons fait ce Mourre plusieurs fois et avions vu que ce Chiran avait l'air très sympathique pour des parapentistes car il se décolle pratiquement de tous les côtés. A son sommet se trouve un observatoire d'astronomie qui organise des nuits des étoiles avec repas et nuitée <http://astro-blieux.fr/V3/fr/>. Blieux n'est pas loin de Barrême et donc d'Aix.
Et pourquoi pas camper? On demande l'autorisation de camper et voler (en parapente...) à la ferme de l'endroit où on va atterrir qui accepte volontiers. On survolera les moutons de ce couple d'éleveurs! Ce coin est un petit paradis sauvegardé où il ne passe pas grand monde. La foule est plutôt côté sud du Chiran car il y a une piste qui part de La Palud pour rejoindre l'Observatoire.
Début Juin, la végétation déjà haute est littéralement tapissée de fleurs que les troupeaux n'ont pas encore ratiboisées car l'estive n'a pas commencé.
Bon, montée splendide (1000m+) dans le calme du matin, même les animaux font la grasse; ciel agrémenté de nuages dont on pense qu'ils vont faire le bonheur des crossards de la Sainte; déco à l'arrivée qui tient ses promesses et joli vol avec même une petite pompette qui nous fait monter au dessus!
C'est un peu toujours la même chose quand on le raconte, mais à le vivre, c'est un plaisir toujours recommencé.
Et bien elle a décidé d'aller chercher des oeufs de Pâques sur la Crête de la Plane (2340m), dans le Dévoluy, à gauche du Pic de Bure, près du Col du Noyer.
Comme vous le savez, on est des vieux soutiers de la montagne, on connaît tout de ses pièges et de ses difficultés.... Alors on décidé de ne pas prendre nos raquettes (2,5kgs quand même) alors qu'on les avait amenées dans nos voitures. Ouais, la neige sera dure!! C'était oublier qu'avec le couvre-feu, on ne démarre d'Aix qu'à 6h30 mini et qu'on est sur place prêt à crapahuter que vers 9h30. Ici, on a beau monter en Nord avec du vent froid du Nord, la neige profonde a fondu et c'était une belle galère!
Mais c'est une belle montagne et du sommet on domine tout le Dévoluy, massif peu connu mais béni des paralpinistes!
On a quand même cherché des oeufs en piochant dans la soupe, et Cyril s'est mis à 4 pattes pour mieux les sentir! En fait, il s'enfonçait tellement qu'à quatre pattes il répartissait mieux son ... poids.
Le déco de Cyril a été remarquable: sa Skin a patiemment attendu au-dessus qu'il arrive à sortir de la neige, elle l'a un peu pris en charge pour l'alléger et lui permettre de courir comme un dératé vent de travers et d'arriver à s'extraire de la planète. De même pour Pascal. Pour les autres, ça a été de nouveau les sous-marins dans la neige pour redescendre à pied.
Dieu que les descentes sont longues et amères quand on n'a pas volé!
Belle journée, magnifique aterro, pastis et jaja comme d'hab pour faire oublier le mois qui vient sans nos chiffons.
Le week-end du 7-8 mars a été organisé un "WE reprise" au sein de l'école "Esprit Parapente" (Delphine Pille) à Mévouillon.
Nous étions 8 pilotes plus ou moins expérimentés : Hugo, Barth, Fred, Claire, Simon, Dirk, Eliott, et moi. Le programme annoncé était le suivant : "déco, prise de thermique, plan de vol, prise de terrain et atterro, gonflage, et un petit chapitre sur la
gestion mentale".
Le site est un magnifique bocal avec presque toutes les orientations.
Les prévisions météo ne sont pas terribles, mais tout le monde est présent à 8h30 et on part direct pour un décrassage pour monter au Fort
(orientation Est).
Premier plouf et observation de la part de l'équipe avec un posé sans vent sur un terrain en pente.
Second vol dans la matinée sur le site de la Trappe (Sud).
On est quelques chanceux à bénéficier de conditions plus favorables, et à s'offrir 40 minutes de vol et une petite balade pour rejoindre l'atterro en plaine.
En vol, on profite des
précieux conseils de
Delphine et Max, si bien
qu'on prend plaisir à
garder la radio allumée
une fois posé pour
écouter ce qui se dit.
L'après midi est utilisée pour débriefer les différentes observations faites sur le terrain, des rappels météos et méca vol, puis un peu de gonflage.
Le gite du soir nous permet de refaire la journée parapente, avec un passage en revue des différentes vallées de la région : Jabron, Bléone, Ubaye, Asse, Verdon, Buech... (https://bieredeladurance.com/)
Le déroulement du dimanche est identique, avec en bonus pour certains la possibilité de passer (et valider !) la théorie du BPI ou du BP.
Au final, le week-end a été extrêmement bénéfique, avec des bons conseils techniques, des rappels théoriques, des réflexions sur les pratiques
de vol et les axes de progression des uns et des autres.
Belle initiative fédé/club et un grand bravo à l'équipe d'Esprit Parapente qui nous a laissé à tous un très bon souvenir.
Christophe R.
PS : Une pensée pour Hugo un peu malade qui s'est confiné dès le dimanche matin pour éviter de nous contaminer (mais c'était pas le
COVID... )
Qu'est ce qu'elle fout, la Old, au Gicon (2086m)??
Ce en quoi elle excelle: le froid, la neige, le dénivelé, le blizzard, les crevasses, les loups, le dahu, les ours blancs, le yéti itou!
Pascal a réussi à obtenir en douce une RTT. Marc et moi, on est en RTT à vie, et c'est parti pour le Gicon (2086m) qui ferme au Nord le plateau du Dévoluy. Immense piste bleue débutant par de la forêt, on monte 750m de dénivelé pour 1000m de vol car on atterrit plus bas à Saint Disdier.
Ce lundi 22, il fait grand beau partout, mais quand on arrive sur site, on est surpris par de la brume et quand même du vent un peu malsain, rafaleux avec soleil voilé.
On est là pour monter, on monte. Peu de neige au début, mais on la rencontre plus haut, molle, un peu salie par les vents de Sud. On mouille le pantalon en faisant la trace. Au sommet, miracle de Sainte météo, un vent de 10-15/km/h.
Pascal prend 250m au dessus et peut admirer le paysage vers le Pic de Bure au Sud et côté Nord vers le Trièves.
Grand et beau vol donc. Vous voyez soubresauter Pascal à l'atterro, mais c'est parce qu'il court pour ne pas salir sa voile: tous les champs ont été répandus de fumier... C'est un vol en France profonde comme on les aime...
Une
avant-garde de notre Old qui n’en veut toujours a tout misé ce dimanche sur une
fenêtre météo de 4h avec Nord faible 10km.h à Z800-850 dans les Alpes de Haute
Provence.
Quelle
maîtrise des prévis de Dame Météo!
Ce coup-ci, c’est la Crête de Cadun, au-dessus de
Prads-Haute-Bléone, tout près de l’Estrop.
2200m d’altitude, 1100m de d+ dans la neige fraiche
heureusement pas trop profonde, mais sans tracé sur les 300 derniers mètres de
dénivelé assez raides.
Voilà le tableau à prendre ou à laisser. On a pris !
Bien nous en a pris !
Superbe montée où des natifs nous ont montré des traces de
loups, où des patous qui nous ont pris pour deux agneaux et une brebis (ces
bêtes sont vraiment bêtes…) nous ont sauvagement attaqués.
1100m d+, ça n’a l’air de rien, mais en faisant la trace en
raquettes avec des parties raides, on voit la montagne autrement. Montée en
3h30 quand même, on ne traîne pas.
Heureusement, le déco est purement sensationnel : en
pente (trop) douce, de tous les côtés. Avec un panorama exceptionnel sur tous
les sommets alentours, qu’on a presque tous volés ! Estrop, Puy de la
Sèche, Boules, Carton, Simance, Caduc, Sangraure, Cheval Blanc.
Hélas pas de preuves de nos décos d’anthologie :
je ne voyais rien sur mon écran de téléphone : croyant filmer le déco en
bi de Cyril et Nathalie, j’ai réglé l’appareil sur selfie : résultat, je
me suis filmé ma gueule pendant les 5 minutes de leur décollage acrobatiquement
maîtrisé sur la ligne de crête
et basculement dans la pente raide une fois la voile claire au-dessus.
Pas de photo non plus de mon atterro vent de cul où j’ai
tracé un sillon dans le champ que le paysan n’aura plus à faire au tracteur..
Mais, cerise sur les andouillettes, on s’en est régalé,
agrémentées d’une frangipane au dessert. Votre serviteur s’est même cassé un de
ses (derniers) chicots sur la fève !