lundi 15 juillet 2019

Voyage club en Italie

                                  
                    Bianca Neve  e le 7 nane volanti




Il était une fois  un club de  parapentes  aixois qui vivait son petit bonheur tranquille au pied de Sainte Victoire entre cross aventureux de midi et vols plus ou moins paisibles  du soir.

Mais un jour  la présidente de ce club- appelons-là  Blanche- Neige-  ce qui est parfaitement approprié même si ça ne colle pas tout à fait avec la couleur de sa voile, vu qu’il y’ a un peu de vert dedans, s’ennuyait.
Elle décida de consulter son miroir magique.
«  Miroir, mon beau miroir… dis-moi si  le déco du Pic des Mouches est le meilleur de toute la planète ? »
Et le miroir lui répondit: 
« Oui  c’est un très beau déco, mais il existe une contrée reculée, où l’herbe est plus verte,  les brises moins fortes et les pizzas meilleures… »
 Elle décida donc  de partir en voyage  en  Italie  car on lui avait dit  en plus des pizzas, qu’on y mangeait de bonnes glaces et puis il faut toujours aller voir si  les thermiques montent plus haut ailleurs …

 Au cours d’une réunion  agrémentée de  quelques  tartes aux pommes magiques et quelques boissons exotiques , elle convainquit 7 nains de son club de l’accompagner dans leurs carrosses  vers cette destination enchanteresse.

Le nain trépide


 Les nains ne se firent pas prier, profitant  d' une organisation  sans faille et alléchés par les promesses de décollages verdoyants, de balades à  2000 m d’altitude, de Chianti, de  jambon de Parme et de baignades dans de fraîches rivières et cascades.. 
 Il y avait le nain patient, le nain compris,  le nain possible, le nain dépendant , le nain posteur , le nain  gérable aussi et  le nain portant… mais pas de nain gras ni de  nain  pitoyable, ni de nain verti bref que du beau et bon nain!
Ils quittèrent donc leurs pioches et leurs outils de travail  un beau matin et «  Ayo, Ayo  … » se mirent en route avec leurs ailes sur le dos.
Ils emmenèrent Blanche Neige au pays du Chianti. Celle-ci était bien contente de toute cette agitation  qui la changeait des sorcières et des princes  charmants qui  laissaient pas mal à désirer en ces temps  difficiles et caniculaires.
Le déco de Monte Caio... un bon spot de cross...

Après  une longue journée de route  ensoleillée et poussiéreuse, les deux carrosses s’arrêtèrent enfin la nuit venue devant une magnifique auberge   en pleine campagne, éclairée de lucioles   où le Prosecco  coulait à flot. Là nous attendait  notre guide  Marco  accompagné de sa dulcinée Iréne qui nous firent un accueil des plus courtois.

 L’enchantement continua le lendemain matin après une nuit   au  magnifique château  de Sacreterre   et un bain à l’aube pour  le  nain  dépendant (qui se reconnaîtra)  dans les douves bio du dit Châtiau.

Le décollage de Monte Caio   étant un peu sous le vent ce jour là , on se replia sur un  petit vol d’après-midi  puis le soir enfin  retour au  Caio où certains purent se faire plaisir jusqu’au coucher du soleil  avant que le vent ne tourne à nouveau.


Paysage de montagnes  mais douces et accessibles avec des vallées accueillantes et des atterros un peu bosselés, mais ça les nains adorent! Surtout le  nain Broglio qui aime les complications.
Le lendemain,  encore le mont Caio… On fait le plein d’eau dans la forêt à la fontaine  fraiche, pas de loup dans les bois, et  hop en l’air et cette fois c’est un régal, ça tient super bien et ça monte …
Le vol du soir sera encore mieux, on remonte tranquille  au-dessus du déco et l’atterro est moins venté qu’au matin..
Mercredi, orages annoncés … On  se déplace pour deux jours vers le sud. Vive la Toscane! Dans la navette, les nains perfectionnent leur italien et autres dialectes et gaillardes  chansons locales.
Destination Florence!  Visite de la ville  par une incroyable chaleur, même les japonais  fondaient sur place. Mais que c’est beau, le  Ponte Vecchio, l’Arno et les maisons aux teintes incroyables, le Duomo… C’est à y perdre son point GPS,  même les nains génieurs ne s’y retrouvaient pas . Le temps de retrouver les nains dépendants  et on file vers un décollage haut perché sur une montagne à 1000 m dominant une immense plaine.
Le temps de trouver son chemin dans la forêt ( ce crétin de  Petit Poucet avait oublié de laisser des cailloux)  une petite demi-heure de marche et  voilà le déco du soir, incroyablement beau herbeux et grand! 
Mais voilà aussi  sur le derrière  du déco un beau congestus de l’espèce royale,  noir et   menaçant qui occupe de plus en plus le ciel  Vous voyez de quoi je parle… Mais non ce n’est pas un Cul mulot nain bus….. Mais ça y ressemble! Il est juste temps de décoller pour certains nains trépides  (  pas moi  ! Blanche neige qui  n’aime que les gentils cumulus )
La plaine Toscane vue du ciel...
Lesquels nains décollent  comme des dieux grecs et  montent fort haut avec de grands cris joyeux  dans le ciel… puis comprenant à temps  que  ça forcit  un peu trop vont  se poser  à l’accélérateur  vers le bleu de la plaine.. Au déco l’orage arrive…

Marco  les récupère à la nuit, on a perdu deux nains qui sont allés à la taverne se régaler en douce…

On arrive  enfin dans un étrange  château  , immense bâtisse d’un autre âge, meubles anciens et magnifiques, salons, dorures, hors du temps…D’ inquiétantes  silhouettes  obèses ou décharnées  le hantent comme des ombres, les pensionnaires de cet ancestral château ont exactement son âge, d’antiques vieillards et des femmes très âgées se soutenant avec des cannes, rides et chuchotements alzheimériens… impressionnant cabinet des antiques… On se  demande dans quel   rêve on est entré… Des escaliers monumentaux, une ambiance à la Shining  pour monter dans nos chambres...
 Une petite  hôtesse italienne à l’ accueil  incroyable cette jeunesse au milieu des ravages de l’âge , nous rassure, elle parle français et surtout a envie de parler littérature, là aussi on est dans un monde à part...

Après cette nuit fantastique et quelques rêves de zombies , on a du mal à s’arracher à ce lieu, mais il le faut au risque de se retrouver comme Ulysse prisonnier des chimères, et condamnés à vivre nos jours parapentesques ici jusqu’à la mort et même  après.

Fuyons beautés  du temps passé  et maléfices….

Et de nouveau  un déco,  encore plus loin, encore plus haut… On y accède non sans mal par un chemin compliqué..Les atterros repérés ne sont pas très convaincants   mais du coup on décolle au bon moment, les  nuages commencent à se former gentiment sur les reliefs  plus hauts derrière  et c’est parti.. Ouf, un petit peu de grattage à droite du déco, et puis ça se met à monter grave… 
Plus de problème pour l’atterro le plus éloigné ( 5/6km en plaine!) et même aller beaucoup plus loin  car les nuages  noirs ne sont pas encore trop présents…
Je vais faire  quasiment. tout le vol avec Philippe D   … On part en plaine et ça monte partout surtout vers  midi au-dessus de l’atterro de la station service   et on s’y prend à plusieurs fois avant de poser sur l’herbe jaunie décolorée par le soleil… Les approches sont rodéo.
Tout le monde est là , Marco  a récupéré les  deux nains qui ont préféré l’atterro intermédiaire et on file se baigner sur la côte …eh oui, la mer n’est pas loin, je vous dis c’est un pays magique.
On aurait pu faire un petit vol en passant à Carrarre ( les fameuses carrières de marbre blanc) mais le ciel est vraiment trop noir… Les montagnes s’y détachent comme les reliefs  sur  la lune.
Et l’eau est bonne!

Retour au pays de Marco pour la notte. Trop beau aussi le gîte, grande demeure de  maître  au milieu des arbres, déco de toute beauté dans la tradition après le kitch de  la Toscane, c’est apaisant, comme une vieille demeure de famille.
Parfait pour l’anniversaire de Blanche-neige…. Merci les nains, Marco et Iréne pour la belle soirée et le gâteau!


Il aura encore quelques très belles journées, avec des conditions excellentes pour voler, dont le dernier jour  à Monte Caio  où  on monte à plus de 2000 m   ce qui permet  de se poser… à la maison  où même plus loin.  mais le vent se lève, l’après-midi est plus compliquée alors farniente… c’est  de l’italien  non ?
Il y a une fête ce soir autour de la piscine … Le nain Luciole va y faire un tour pour rencontrer les autochtones… Il nous racontera demain .

 Les nains  ont refait leur baluchon et sont rentrés un peu nostalgiques.
Ils ont ramené du parmesan et du jambon pour passer l’hiver, un peu de Chianti et de Limoncello.
Ils ont bien volé, et on découvert de belles personnes au coeur d’or.

 Blanche-neige a bronzé  mais c’est pas grave.

Bref on s'est amusé, on a bien volé... tous les jours et vraiment ça vaut le coup de découvrir cette région d'Emilie-Romagne et surtout avec Marco qui nous a emmenés dans des endroits merveilleux !

Béa


les liens pour toutes  les photos de Franck, de Raymond et de Colibri...




dimanche 7 juillet 2019

Pic Turbat ou canicule : Même combat !


La Mushroom Team


Rendez-vous à Villar-Loubière à 13h45 ou 14h00 peu importe; l'important est de démarrer sous la cagnasse. La canicule m’emballe , pas moyen de reculer (enfin j'me comprends). Contrairement aux dires de Minh, la forêt, têtue à décidé de ne pousser qu'au dessus de 1500 mètres ce qui nous donne l'occasion de bronzer et suer à souhait. Bonne bavante ou chaque mètre de dénivelé se mérite.
Heureusement le passage à l'ombre des mélèzes est une bénédiction. Nous interprétons le tonnerre de l'orage qui s'annonce comme un signe divin et nous dirigeons nos pas vers le refuge des souffles (petit détour de 1h30). Cet havre de paix, musical et festif, nous permet de nous rafraichir sans retenue. Cyril en profite pour s'empoisonner avec un Orangina light qui va le terrasser et nous faire profiter de chaque minute de l'ascension au milieu des rhododendrons en fleurs vers le lac Lautier notre cible du jour. C'est donc vers 21h00 que nous touchons au but après 1300 de dénivelé. La soirée est une formalité, soupe chinoise, gastronomie déshydratée, et j'en passe, sous les lueurs orangées du ciel qui s'ouvre enfin.


 La nuit étoilée, kafie d'étoiles filantes d’après certains (probablement en déshydratation sévère), fut courte. 5h30 levée des couleurs. 6h30 pétantes nous voila partis vers le sommet, par-delà la caillasse et les névés. 2 heures après le saint Graal est pour nous, le pic Turbat très aérien nous offre un panorama magnifique sur le Valgaudemar et les sommet voisin (Olan, Sirac, vieux Chaillol,..). Nous redescendons chercher un déco plus bas car une brise travers cul déboule de l'Olan. La tache verte repérée 200 mètres plus bas tient ses promesses et nous permet de décoller tous les quatre pour poser à côté des voitures sauf Minh qui va explorer le refuge de l'Olan et poser à la chapelle. Notre accompagnateur arrivé 30 mn avant nous, nous balise l'atterro. Le petit resto de Saint-Firmin nous permet de clôturer notre escapade de la plus belle des manières dans le partage et la convivialité. Évidemment on en redemande, Cyril, Christian, Minh et Philippe.








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